"Nº 21. Cocu traitable ou bénin est celui qui entend raison et à qui les poursuivants font comprendre qu'un mari doit faire quelques sacrifices pour la paix du ménage, et permettre à madame des délassements sans conséquence pour une femme qui a des principes; on lui persuade que les principes doivent préserver de toute séduction et il se laisse convaincre.
Nº 22. Cocu optimiste ou bon vivant est celui qui voit tout en beau, s'amuse des intrigues de sa femme, boit à la santé des cocus et trouve à s'égayer là où d'autres s'arrachent des poignées de cheveux. N'est-il pas le plus sage?
Nº 23. Cocu converti ou ravisé est celui qui d'abord a fait vacarme et s'est habitué avec peine à la coiffure, mais qui est revenu à la raison et finit par plaisanter de la chose et se consoler avec les autres.
Nº 24. Cocu fédéral ou coalisé est celui qui, voyant l'affaire inévitable, veut bien admettre un amant, mais de son choix; puis on les voit coalisés comme Pitt et Cobourg pour cerner la femme et écarter de concert les poursuivants.
Nº 25. Cocu transcendant ou de haute volée est le plus habile homme de toute la confrérie. Aussi est-il placé au centre. C'est celui qui, épousant une très belle femme, la produit avec éclat, mais sans la prodiguer, et qui, lorsqu'elle a excité la convoitise générale, la cède pour un coup de haute fortune, comme une grande place, une forte commandite, après quoi il peut faire trophée du cocuage et dire : «Ne l'est pas qui veut à ce prix-là. Soyez-le comme moi et vous ferez les bons plaisants.»
Note d’Oriane (feutre vert) : 76 remarques de ce type, dans La disparition du Général Proust, de telles observations auraient été bien utiles. Malheureusement il semble que Marc Hodges ne les ai pas connues et que, comme tout écrivain « normal » il se soit contenté de ses observations personnelles par nature limitées.
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